RETOUR DU KATAKLÈ AU BÉNIN
ARTICLES - DERNIÈRE MISE À JOUR 15/06/2025

Le mardi 13 mai 2025, dans la salle des Ambassadeurs du Palais de la Marina à Cotonou, le Kataklè – tabouret royal à trois pieds utilisé autrefois dans les cérémonies officielles du royaume du Danxomè – a officiellement été restitué au Bénin par la République de Finlande.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la République Patrice Talon, accompagné du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean‑Michel Abimbola, ainsi que de son homologue des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari. Du côté finlandais, la ministre de la Culture et des Sciences, Mari-Leena Talvitie, et la directrice du Musée national de Finlande étaient également présentes.

Dans son discours, Jean‑Michel Abimbola a rappelé la portée de cet acte : « Ce retour n’est pas seulement celui d’un objet. Il est un acte de justice historique, une réparation mémorielle et un signal fort en faveur de notre souveraineté culturelle. » Pour la Finlande, cette restitution s’inscrit dans une nouvelle dynamique de coopération patrimoniale internationale.

Image : Présidence du Bénin

Le Kataklè avait été saisi en 1892 lors de la conquête coloniale du royaume du Danxomè, puis transféré à Paris avant d’intégrer les collections du Musée national de Finlande en 1939. Son retour au pays est le fruit de longues recherches documentaires, d’échanges institutionnels et d’une volonté politique partagée.

Ce tabouret à trois pieds, au-delà de sa valeur artistique et historique, est un symbole fort : celui de la stabilité, de la légitimité royale et de l’unité. Il incarne la continuité d’un pouvoir, d’un savoir et d’un imaginaire béninois.

Le Kataklè rejoindra prochainement les collections du Musée de l’épopée des rois et des Amazones à Abomey, aux côtés des 26 autres objets restitués par la France en 2021. Il contribuera ainsi à renforcer la transmission patrimoniale et l’éducation culturelle au Bénin.

Ce retour marque une étape importante dans le processus global de restitution des biens culturels africains. Il affirme la capacité des États à réécrire l’histoire sur la base du dialogue, de la justice et de la reconnaissance mutuelle.

Partagez cet article :