Portrait

LUCRÈCE SIDOINE ATCHADE Danseuse, chorégraphe et pédagogue
LUCRÈCE SIDOINE ATCHADE – CORPS RÉSISTANT
DERNIÈRE MISE À JOUR 11/06/2025

C’est sur un parquet, entre deux silences, que Lucrèce Sidoine ATCHADE a trouvé sa voix. Une voix sans mots, mais pleine de sens, de force, et de rythme. Danseuse, chorégraphe et pédagogue, elle fait du corps un langage de mémoire, de soin, et de résistance. Depuis plus de dix ans, elle explore les gestes qui réparent, les mouvements qui questionnent, les scènes qui libèrent.

Formée dès 2012 au sein de la Compagnie Walô sous la direction de Rachelle Agbossou, Lucrèce affine sa technique et sa vision chorégraphique à l’international, notamment avec la Le Grand Cru Foundation aux Pays-Bas. Très vite, elle comprend que danser, c’est aussi enseigner. Transmettre. Écouter ce que le corps sait, avant même les mots.

Sa première pièce, « Donkpevou, Moi Ado », marque déjà les esprits : une trentaine de jeunes sur scène, une urgence portée par les gestes, une parole scénique aussi brute que poétique. Depuis, elle enchaîne les créations fortes et engagées : « TO-BE », « Indélébiles », « Algorithme », « Blemmophobie »… Autant d’explorations autour des identités, de la sexualité, du regard social, des oppressions silencieuses. Sur scène, son corps parle — et dans son sillage, des récits longtemps tus prennent vie.

En 2024, elle rejoint la comédie musicale Le Trône de Béhanzin en tant que figure artistique. Une présence scénique dense, habitée, qui confirme la maturité et l’intensité de sa démarche. Parallèlement, elle continue de transmettre, notamment au Walô Dance Center, mais aussi à l’Académie Artez aux Pays-Bas, où elle partage sa vision avec la nouvelle génération.

Lucrèce Sidoine ATCHADE danse pour que d’autres se relèvent. Pour que les corps se reconstruisent. Pour que les silences trouvent enfin un rythme. C’est sans doute là sa plus grande chorégraphie.

À découvrir. Et à ressentir.

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